Les pifophiles ont la classe

Un souvenir tout ce qu’il y a de plus véridique de Wens

L’Humanité,se distingue en deux groupes : ceux qui ont lu PIF Gadget dans les années 70 et les autres.

Autant dire d’un côté la classe, avec un collier de dents en plastique, les cheveux longs et la soif de justice, (docteur Justice !), et de l’autre les gosses de bourges, les suppôts du capitalisme qui lisaient Mickey, Tintin ou Spirou et qui ne sont pas fichus de planter un clou droit, alors que les Pifophiles, rompus à l’ébarbage et au montage de gadgets, sont tous de parfaits bricoleurs que le monde entier nous envie.

Il y a aussi une sous-classe d’invertébrés qui ne lisait pas de journaux de Bande Dessinée, parce que la BD, ça rend idiot et bien sûr, ils sont tous devenus très intelligents.

Ceux qui n’ont pas connu à sept ans la joie d’attendre SON PIF Gadget chaque semaine sont de pauvres infirmes incapables d’aimer.

(Je me demande si je n’en fais pas un peu trop ?…Finalement non, les camarades Pifophiles me comprendront, les autres sont de toutes façons de pauvres infirmes incapables d’aimer !)

Dans la presse, il est évident que l’Honnête Homme de gauche, raffiné et élégant, a toujours fait preuve de bon goût dans le choix des titres alors que la Crapule de droite se vautrait dans le conformisme et la banalité.

À gauche : L’Humanité, Libération, Le Nouvel Observateur, PIF Gadget…
À droite : Le Figaro, Le Figaro Madame, Le Figaro Magazine, Le Figaro Gorille…

Le lecteur attentif, devenu momentanément sauvage, comme ce qu’il lit, constatera sans peine la grande soif d’absolu qui s’incarne dans les titres de la presse de gauche, l’humanité, la liberté, la vigilance moderne et la Pifophilie, quand à droite, ils sont tout juste fichus de donner à leur journal le nom d’un coiffeur.

J’ai pour ma part décidé de ne jamais être de droite vers sept ou huit ans, quand j’ai compris que mon copain Albert n’avait pas le droit de lire PIF Gadget parce que c’était « un journal de cocos ».

Albert allait à la messe, ce qui déjà, faisait de lui quelqu’un d’assez louche, mais surtout il était complètement largué au sujet des âges farouches, n’y connaissait rien en élevage de Pifises, était le seul à ne pas rire quand je répondais « pas glop! pas glop! » à la maitresse, et prétendait que mes parents était des rouges.

Ça ne donnait pas vraiment envie d’être de droite.

Heureusement, PIF Gadget a fini par avoir un tel succès que les communistes sont arrivés au pouvoir et je me souviens avec émotion des chars de l’armée Rouge défilant sur les champs Élysée et des cris joyeux de la foule parisienne entonnant en c¦ur l’Internationale pendant qu’on pendait le dernier patron avec les tripes du dernier technocrate.

Retrouvez les anecdotes et les comics strips de Wens sur son blog : http://news-of-ze-wens.blogspot.com/

Vous souhaitez raconter votre meilleur souvenir de Vaillant ou de Pif Gadget ? Vous préférez nous envoyer un dessin personnel de votre personnage préféré ? Une adresse : souvenirspr@gmail.com ! N’hésitez pas à joindre à ce mail l’adresse de votre site ou de votre blog !

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